Kidnapping Editorial, le nouveau feuilleton littéraire du blog I

Publié le par Mame

 

 

 

En vérité, le bonheur est dans la lecture…

 

 

Prélude.

 

 

Il arrive qu’on fasse distorsion en écrivant. Qu’on arrange les détails à sa sauce pour retenir l’attention du lecteur, peut être créer une polémique, tout au moins exhumer des vieilleries. Mais l’écriture est-elle une science exacte ? Fait-elle montre de probabilité ? Se laisse t-elle berner de faits et de détails saugrenus ? Alors que souvent elle fonctionne par mots-clés, s’alimente d’images soudaines, tremble d’irruptions mentales. Quand on croit la contrôler, j’aime l’idée du contraire. Qu’elle impose ses lois, des personnages, des trames inopinées, fils à tisser pour mener à une histoire… Ecrit-on vraiment dans le but de créer une polémique ou pour plaire ? Bien souvent, des histoires personnelles sont déterrées et il n’ y a pas de quoi s’en vanter. L’écriture martèle alors des phrases embouteillées, renvoie des échos, transforme en automate, anime un doigt, un clavier jusqu’à être satisfaite. Narre donc ! Il y a urgence. L’autre histoire, tu la laisseras pour plus tard… Ainsi, l’auteur choisit-il l’histoire qu’il lui plairait de voir publiée avant toutes les autres ?  Beaucoup possèdent, j’en suis sûre, de belles épopées dans leurs tiroirs, d’honteuses ou d‘épineuses séquences enfouies quelque part…Qui sait à quel moment ces élucubrations exploseront sur la page, feront distorsion à la langue originelle, exhumeront des secrets, se rendront probable d’une histoire, d’une possibilité de roman, d’autofictions déguisées, de nouvelles, une histoire simplement. Une histoire parmi les milliers, offertes au monde. Une histoire pour  raconter les aventures heureuses ou malheureuses d’un auteur en quête d’authenticité. A celle qui va suivre, il pourrait y avoir plusieurs versions mais quelqu’un ici a t-il déjà kidnappé son éditeur ? Misery, l’héroïne de King avait bien  jeté en séquestre Paul Sheldon entre les mains d’Annie Wilkes… Ecrivain, quel métier à risque… Editeur…Quelle raison aurait-on de détenir celui-ci. Et arbitrairement ? Il faut vraiment qu’il ait poussé le bouchon trop loin et le conflit nourrissant ces deux maillons de la chaîne, aussi nécessaires l’un à l’autre qu’un morceau de liège au goulot d’une bonne bouteille, trinquons  à  leur complémentarité !  Le reste n’est que littérature…

 

                                                                        I

 

Je rencontrai Kevin dans une radio locale. Venant faire la promotion de sa rentrée littéraire, il entra dans le studio, une canne à la main et tel un charlot, dit : « Mademoiselle, j’ai lu votre manuscrit et je vais le publier tel quel ! ». Mon sang ne fit qu’un tour. Mon cœur se mit à battre et je souris puis contins ma joie pensant déjà aux personnes à qui j’allais annoncer la bonne nouvelle. C’était un dimanche. Quelques jours plus tard, l’information avait circulé : ma sœur, ma mère, une amie furent mis au parfum. Elles s’en réjouirent. Une semaine plus tard, la moitié de mes relations savaient et déjà, je m’envolai vers des contrées de fantasme littéraire.... 

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nabou 05/04/2009 20:48

et la suite???????????????????j'aime bcp ta plume!